{"id":424,"date":"2022-04-02T21:30:58","date_gmt":"2022-04-02T19:30:58","guid":{"rendered":"https:\/\/joel-lemaire.com\/?page_id=424"},"modified":"2022-04-27T21:59:58","modified_gmt":"2022-04-27T19:59:58","slug":"par-amour-de-ma-terre","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/par-amour-de-ma-terre\/","title":{"rendered":"PAR AMOUR DE MA TERRE"},"content":{"rendered":"\n<h5 class=\"has-text-align-center\">EXTRAITS DU LIVRE<\/h5>\n\n\n\n<div class=\"is-layout-flex wp-container-4 wp-block-columns\">\n<div class=\"is-layout-flow wp-block-column\">\n<p class=\"has-text-align-center\">Pages 80 &#8211; 81<br><br><strong><strong>LES BATAILLES DE LORRAINE<\/strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Une fois son programme effectu\u00e9, celle qui aura ravitaill\u00e9 les Mini\u00e8res, cantonnera \u00e0 Raon-les-Leau, \u00e0 proximit\u00e9 du Donon, mais en Meurthe et Moselle, tandis que les autres retourneront \u00e0 Moussey, toujours dans les Vosges.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Mardi, 18 ao\u00fbt 1914 \u2013 <\/em>Ils repartent \u00e0 4 heures du matin pour Raon-les-Leau, par le col du Pray\u00e9 et Raon-sur-Plaine. De l\u00e0, ils gagnent le Donon pour ravitailler les T.R.* de la 43<sup>e<\/sup> et de la 13<sup>e<\/sup> division, puis retournent \u00e0 Raon-les-Leau, pour cantonner avec le reste de la compagnie. Les obusiers allemands crachent leur feu de toute part. Il r\u00e8gne un vacarme effroyable, qui r\u00e9sonne de partout. En fin de la journ\u00e9e, Raymond et Jules sont ext\u00e9nu\u00e9s. <em>Mercredi, 19 ao\u00fbt 1914 \u2013 <\/em>D\u00e8s le d\u00e9but de la matin\u00e9e, un grand et franc soleil r\u00e8gne sur toute la contr\u00e9e et la chaleur devient rapidement \u00e9touffante. Les combats reprennent de partout et durent encore toute la journ\u00e9e. Malgr\u00e9 tout, la 19<sup>e<\/sup> compagnie de Raymond doit ravitailler, cette fois, le convoi, en gare de Raon-sur-Plaine, puis \u00e0 Raon-les-Leau, \u00e0 nouveau, et enfin \u00e0 Saint-Quirin, avant de retourner cantonner \u00e0 Raon-les-Leau. A la fin de la journ\u00e9e, ils sont compl\u00e8tement abasourdis.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"is-layout-flow wp-block-column\">\n<p class=\"has-text-align-center\">Pages 166 &#8211; 167<br><br><strong><strong>LA BATAILLE DU LINGE<\/strong> <\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Dans la soir\u00e9e, il apprend que la compagnie quitte le campement, d\u00e8s le lendemain matin. Raymond est surpris, mais il n\u2019est pas m\u00e9content d\u2019abandonner cet endroit. Certes, le paysage est magnifique et il est pr\u00e8s de chez lui, mais enfin\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><em>Dimanche, 5 septembre 1915 \u2013 <\/em>A 5 heures du matin, la compagnie est d\u00e9j\u00e0 en effervescence. On charge un \u00e0 un les mulets. Pour 7 heures, elle est pr\u00eate \u00e0 partir, pour revenir sur ses pas, et tout d\u2019abord en direction du Valtin, puis du Rudlin. Les \u00e9quipages partent, l\u2019un apr\u00e8s l\u2019autre, \u00e0 intervalle r\u00e9gulier. En redescendant, Raymond aper\u00e7oit au loin, \u00e0 la sortie du bois, une patrouille de deux Uhlans \u00e0 cheval. Pensant avoir \u00e9t\u00e9 rep\u00e9r\u00e9, il s\u2019empresse aussit\u00f4t de se cacher derri\u00e8re le bosquet, qui est juste devant lui. Par contre, le mulet, lui, a du mal \u00e0 le suivre. N\u00e9anmoins, une fois derri\u00e8re les arbres, il ne bouge plus. Les soldats continuent d\u2019avancer doucement, vers eux, en parlant, et maintenant, ils sont proches. Raymond est terrifi\u00e9 \u00e0 l\u2019id\u00e9e d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 aper\u00e7u. Ils passent \u00e0 quelques m\u00e8tres d\u2019eux et poursuivent leur patrouille.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"is-layout-flow wp-block-column\">\n<p class=\"has-text-align-center\">Pages 185 &#8211; 186<br><br><strong>LA TRANCHEE DES BLES <\/strong> <\/p>\n\n\n\n<p>Les terrains se trouvent \u00e0 dix minutes de marche environ de l\u2019exploitation, sur un plateau, bien expos\u00e9 et bien d\u00e9gag\u00e9. D\u2019ailleurs, les explications de monsieur S\u00e9raphin \u00e9taient bonnes, car ils n\u2019ont pas perdu de temps, en chemin, pour les trouver. De plus, l\u2019endroit est tout \u00e0 fait propice \u00e0 la culture des c\u00e9r\u00e9ales.<\/p>\n\n\n\n<p>Toutefois, il y a un d\u00e9tail que Raymond, Jules et les autres ne connaissent pas. Seul Joseph sait, car il a surpris, hier au soir, une conversation entre monsieur S\u00e9raphin et son fermier, au cours de laquelle, il lui r\u00e9v\u00e9lait la d\u00e9couverte macabre qu\u2019il avait faite, lors de la pr\u00e9c\u00e9dente moisson des bl\u00e9s, l\u2019ann\u00e9e pass\u00e9e. Il lui demandait aussi d\u2019\u00eatre discret. Alors qu\u2019il nettoyait le haut du ravin, qui d\u00e9limite une des parcelles de c\u00e9r\u00e9ales, c\u00f4t\u00e9 est, une fois la moisson termin\u00e9e, il coupe des broussailles et surtout des branches de noisetiers qui commen\u00e7aient \u00e0 envahir le terrain. Il aper\u00e7oit alors des lambeaux de tissu bleu, puis il met a nu une ba\u00efonnette, et un peu plus bas, deux casques fran\u00e7ais. Surpris et aussit\u00f4t affol\u00e9, il retourne au domaine, enfourche son v\u00e9lo, et se rend aussit\u00f4t \u00e0 la gendarmerie de Valmy. Il est re\u00e7u par l\u2019adjudant de permanence et lui raconte son histoire.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>EXTRAITS DU LIVRE<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">Pages 80 &#8211; 81<\/p>\n<p><strong><\/strong><strong>LES BATAILLES DE LORRAINE<\/strong><\/p>\n<p>Une fois son programme effectu\u00e9,<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/424"}],"collection":[{"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=424"}],"version-history":[{"count":5,"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/424\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":545,"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/424\/revisions\/545"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=424"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}