{"id":572,"date":"2024-07-27T18:35:44","date_gmt":"2024-07-27T16:35:44","guid":{"rendered":"https:\/\/joel-lemaire.com\/?page_id=572"},"modified":"2024-07-27T22:07:04","modified_gmt":"2024-07-27T20:07:04","slug":"le-jeu-de-quilles-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/le-jeu-de-quilles-2\/","title":{"rendered":"LE JEU DE QUILLES"},"content":{"rendered":"\n<h5 class=\"has-text-align-center\">EXTRAITS DU LIVRE<\/h5>\n\n\n\n<div class=\"is-layout-flex wp-container-4 wp-block-columns\">\n<div class=\"is-layout-flow wp-block-column\">\n<p class=\"has-text-align-center\">Pages 53 &#8211; 54<br><br><strong>UNE TOUTE PETITE ECOLE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u2026\/\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Il les invite ensuite \u00e0 entrer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur par un couloir. Sur un c\u00f4t\u00e9, le long du mur, des crochets sont fix\u00e9s pour y accrocher les manteaux de chaque enfant, et au bout, une autre porte est ouverte. Elle d\u00e9bouche sur une pi\u00e8ce sombre, qui semble grande, mais qui est noircie par la fum\u00e9e d\u2019un gros po\u00eale qui tr\u00f4ne au fond. L\u2019endroit est bien rempli. Il y a plusieurs bancs, quelques tables de tailles diff\u00e9rentes, un fatras de chaises, et des tabourets plus ou moins haut. Sur la droite, en entrant, face \u00e0 la fen\u00eatre, un bureau et sa chaise indiquent que c\u2019est l\u00e0 que le ma\u00eetre s\u2019installe. Derri\u00e8re lui, au mur, un grand tableau noir, sur lequel est inscrit, \u00e0 la craie blanche, la date du jour&nbsp;: Mercredi 1<sup>er<\/sup> septembre 1847. Au fond de la pi\u00e8ce, une \u00e9tag\u00e8re avec quelques livres, diff\u00e9rents objets et du petit mat\u00e9riel compl\u00e8te l\u2019ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p>Fran\u00e7ois Jean-Baptiste reste un instant de plus, immobile, en scrutant l\u2019endroit \u00e0 la recherche d\u2019un d\u00e9tail qu\u2019il n\u2019aurait pas encore d\u00e9couvert. Soudain, il rep\u00e8re dans un coin une carte et deux affiches, qu\u2019il n\u2019avait pas vues, quand le ma\u00eetre demande, \u00e0 chaque enfant, de prendre place et de s\u2019asseoir. Ils sont trois \u00e0 s\u2019asseoir, sur le m\u00eame banc que lui, vraisemblablement du m\u00eame \u00e2ge ou presque.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"is-layout-flow wp-block-column\">\n<p class=\"has-text-align-center\">Page 205<br><br><strong><strong><strong>LE JEU DE QUILLES<\/strong><\/strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2026\/\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Les semaines passent et il retourne, plusieurs fois, taquiner la boule et, depuis peu, notre Fran\u00e7ois Jean-Baptiste s\u2019est d\u00e9couvert une nouvelle passion. Laquelle, me direz-vous&nbsp;? \u00ab&nbsp;Ben alors, les quilles, bien s\u00fbr&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>Chaque dimanche apr\u00e8s-midi ou presque, et bien entendu, apr\u00e8s une petite sieste, il retrouve ses camarades. Ils sont, la plupart du temps, quatre. Il y a, tout d\u2019abord, les deux Jean-Baptiste, les plus assidus. Puis Antoine et Joseph, qu\u2019il c\u00f4toie r\u00e9guli\u00e8rement \u00e0 la taverne \u00e0 Provench\u00e8res. Ce sont, \u00e0 chaque fois, des parties interminables. Ces moments de d\u00e9tente lui font le plus grand bien. Il rencontre aussi d\u2019autres joueurs, qu\u2019il ne connait pas. D\u2019apr\u00e8s ce qu\u2019il apprend, ils sont tous originaires des villages voisins de Provench\u00e8res. Il y en a de La Petite Fosse, La Grande Fosse, Colroy la Grande, Frapelle, et m\u00eame Neuvillers. En g\u00e9n\u00e9ral, ce sont tous des passionn\u00e9s du jeu. Leur passion est communicative. Elle cr\u00e9e d\u2019embl\u00e9e des liens, qui sont d\u2019abord de la camaraderie, puis avec le temps, deviennent de l\u2019amiti\u00e9. L\u2019ambiance est festive \u00e0 chaque rencontre, car chaque nouvelle venue, qu\u2019il s\u2019agisse, d\u2019un copain, d\u2019un ami, ou m\u00eame un parent d\u2019un habitu\u00e9 est f\u00eat\u00e9e.<\/p>\n<\/div>\n\n\n\n<div class=\"is-layout-flow wp-block-column\">\n<p class=\"has-text-align-center\">Page 276<br><br><strong><strong>LA PREPARATION AU GRAND VOYAGE<\/strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u2026\/\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Alors, quelque part, dans le port endormi, le long d\u2019un quai, de cette immense rade, le paquebot \u00ab&nbsp;La Bourgogne&nbsp;\u00bb se pr\u00e9pare, en vue d\u2019appareiller dans quelques heures.<\/p>\n\n\n\n<p>A l\u2019int\u00e9rieur, dans les cabines et dans les salles, la plupart des passagers dorment encore. Par contre, dans la salle des machines du navire, on v\u00e9rifie l\u2019ensemble des circuits. C\u2019est la derni\u00e8re inspection, avant de mettre en route cet impressionnant moteur \u00e0 pilon, triple expansion, de six cylindres superpos\u00e9s. Une fois, les v\u00e9rifications d\u2019usage termin\u00e9es, la proc\u00e9dure d\u2019allumage sera enclench\u00e9e. Alors, un \u00e0 un, les pistons commenceront \u00e0 se mettre en action, pour monter progressivement en pression, et ainsi augmenter la puissance de cette machinerie hors norme. L\u2019\u00e9quipage est au complet, et \u00e0 nouveau regroup\u00e9 sur le pont, \u00e0 l\u2019exception de ceux qui sont d\u00e9j\u00e0 \u00e0 pied d\u2019\u0153uvre. Le capitaine du navire, par contre, est dans sa cabine, en chef d\u2019orchestre. Il est l\u00e0 pour contr\u00f4ler l\u2019ex\u00e9cution des consignes. Il supervise, aussi, la mani\u00e8re dont sont r\u00e9alis\u00e9es les man\u0153uvres du navire, dans quelles conditions, et bien entendu, si elles le sont en toute s\u00e9curit\u00e9. Une fois que toutes ces proc\u00e9dures seront termin\u00e9es. Il pourra alors donner le signal du d\u00e9part.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>EXTRAITS DU LIVRE<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">Pages 53 &#8211; 54<\/p>\n<p><strong>UNE TOUTE PETITE ECOLE<\/strong><\/p>\n<p>\u2026\/\u2026<\/p>\n<p>Il les invite ensuite \u00e0 entrer \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur par un couloir.<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/572"}],"collection":[{"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=572"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/572\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":600,"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/572\/revisions\/600"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/joel-lemaire.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=572"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}